
Sujet choisi : « Comment évoluer en tant que consultant ? Un parcours possible »
Autour des thématiques : « Je me lance dans le conseil : ma stratégie de carrière » & « Audit de mon profil et axes de développement »
Le cours « Outils et méthodes pour le conseil », structuré autour des phases clés, des besoins, de la « formalisation de propositions adaptées », du « pilotage d’une mission de conseil », les « fondamentaux de la relation clients » et de la construction de « son réseau professionnel », m’a permis de mieux comprendre le métier de conseil & de consultant, de dépasser certains à-priori, de discerner les aspects du conseil déjà présents dans ma pratique professionnelle, et d’envisager le conseil comme trajectoire possible de vie.
En effet, lors des discussions que j’ai eu durant mon parcours professionnel et étudiant pluriel, que ce soit en école d’ingénieur en physique et informatique, en business school, à l’université en management de l’audiovisuel, ou lors de mes multiples missions en tant que freelance, le conseil m’était toujours présenté, soit comme un « bullshit job », soit au contraire comme une « essoreuse » qui menait droit au burnout. Cela fait écho aux critiques formulées à l’encontre des cabinets de conseil sur Wikipedia : « Les sociétés de conseil sont régulièrement accusées de causer du burnout parmi leurs employés.[…] Les sociétés de conseil sont également critiquées pour la qualité, l’utilité ou l’intérêt de leurs prestations […] Au XXIe siècle, les consultants sont également critiqués pour être un exemple de « bullshit job ».» De ce fait, je n’ai pas souhaité aller vers cette voie auparavant. Néanmoins, le cours « Outils et méthodes pour le conseil » m’a permis de dépasser ces aprioris, en comprenant mieux le rôle d’un consultant, et ses méthodes.
I/ Profil et axes de développement
A) Forces & Faiblesses
J’ai souvent les qualités de mes défauts : Mes forces tout comme mes faiblesses viennent surtout de mon profil transversal et pluriel.
Bien que cela puisse être perçu comme « Lorsqu’on fait tout, on ne fait rien », et que, lorsque mal maîtrisé, rend dispersé, les différentes compétences et expériences acquises permettent d’établir des connexions entre différents concepts que d’autres ne feront pas.
B) Hard Skills & Soft Skills
Jusqu’à présent, 4 axes de compétences ont été développés :
Tech | Créa | Environnement & Impact | Entrepreneuriat & Management
En Tech, les compétences techniques développées sont nombreuses, concernant notamment :
– SysAdmin & DevOps : Mise en place et Administration de Systèmes et de Serveurs, Containers (en particulier mise en place de cloud hybride sous Kubernetes), Mise en place de solutions open source, …
avec une spécialisation dans le milieu du cinéma d’animation où un pipeline complet d’outils d’animation reposant sur des solutions open source a été mis en place dans plusieurs studios.
– Conception & Intégration de sites web, notamment avec les solutions WordPress, Ghost, … et des briques applicatives spécifiques aux sites développés (newsletter, formulaires, ecommerce, …)
– Transformation digitale, notamment autour des ERP open source Odoo & Dolibarr (mis en place dans plusieurs sociétés et associations pour digitaliser l’activité et accélérer les process (comptabilité et rapprochement bancaire facilités, …))
Les soft skills que j’emploie dans le milieu de la tech sont surtout l’adaptabilité, la résolution de problèmes, et les capacités analytiques.
Dans la créa, de par les différents postes occupés en Direction Artistique, Direction Photo, Ingénieur du son, … j’ai développé de nombreuses compétences techniques dans l’image et dans le son.
Les soft skills créatives
Depuis longtemps impliqué dans le milieu associatif, je me suis fortement investi ces dernières années dans le milieu des tiers-lieux & ESS d’une part, jusqu’à développer une vraie compétence en accompagnement de projets à impact de tiers-lieux, et d’autre part, de plus en plus animé par la question environnementale, en quête de sens et de vert, j’ai acquis beaucoup de compétences en agriculture et viticulture. Mes soft skills relationnelles me sont particulièrement utiles ici.
Enfin, suite à plusieurs expériences de startups comme CTO ou Fondateur, et à un ancien poste de responsable de magasin de musique, j’ai développé des compétences en Entrepreneuriat et Management dans la Stratégie, Gestion de Projets, Gestion d’équipes.
C) Souhaits
J’aspire depuis plusieurs années à plus de liberté organisationnelle, géographique et financière. De plus, je souhaite apporter plus de valeur et de relationnel dans mon quotidien. (C’est en partie dans ce sens que j’ai développé le projet de tiers-lieu, afin de retrouver du sens).
D’autre part, après plusieurs burnouts, et des soucis récurrents autour de l’anxiété, je souhaite voire ai besoin d’un nouveau chapitre. Bien qu’une part de moi veut aller jusqu’au bout du projet de tiers-lieu avant de faire autre chose, ayant l’impression récurrente de « passer à côté de ma vie », je réfléchis à l’occasion d’opérer un changement de cap.
Peut-être que le conseil est une réponse à cela ?
Une idée de stratégie de carrière qui irait dans ce sens…
II/ Stratégie de carrière
En prenant en compte mes forces et faiblesses, mes compétences, et mes souhaits, je vise le développement d’une société/cabinet de conseil, spécialisé en mise en relation & apport d’affaires, afin de pouvoir connecter les personnes et les secteurs d’activités, comme je le fais déjà, mais de manière plus structurée et avec l’aide d’une équipe.
Néanmoins, n’ayant pas actuellement le sentiment de pouvoir structurer un diagnostic ou formuler des recommandations adaptées, ni une société stable et reconnue avec un réseau étendu, je pense devoir établir une stratégie de carrière en plusieurs étapes.
A) Quelle roadmap ? Pourquoi ?
Comme 1ère étape, je souhaite travailler à mi-temps en portage salarial dans le conseil en transformation digitale (domaine que je pratique déjà), à côté d’un autre mi-temps en tant que salarié. En effet, la double sécurité d’un mi-temps salarié et du portage salarial me donnera le cadre sécurisé pour devenir à l’aise et parfaire la structuration d’un diagnostic, la proposition de recommandations adaptées, apprendre à s’adapter à son interlocuteur, clarifier et formuler ses arguments en pratiquant des méthodes (telles que CAB ou APB), devenir impactant, sans être « pris à la gorge » par la gestion quotidienne d’une entreprise. Comme indiqué dans le cours, « le meilleur des 2 mondes »

Particularité, ma vie personnelle et ma double nationalité m’amène à aller ces prochaines années en Suisse. Aussi, je souhaite trouver ce mi-temps et faire ce portage salarial en Suisse.
Il est intéressant de noter que, bien que la confédération suisse ne reconnait qu’en partie le portage salarial (https://www.bsv.admin.ch/bsv/fr/home/assurances-sociales/ueberblick/lohntraegerschaft.html), il est en plein développement, cf. https://www.travailler-en-suisse.ch/portage-salarial-suisse.html
Toutefois, comme 2ème étape, pour paraphraser le proverbe « le meilleur moment pour commencer était hier, le prochain meilleur moment est maintenant », en se basant sur les principes d’effectuation, je réfléchis à développer en parallèle une activité de coaching professionnel, afin d’aider les particuliers et des collaborateurs en entreprise à atteindre des objectifs profesgsionnels, tel que changer de métier, évoluer professionnellement, créer son entreprise, …
Par cela, je pourrai répondre au besoin énoncé plus haut de construire son réseau et une société reconnue, et au souhait de trouver plus de sens et de relationnel au quotidien.
Cela pourra se faire dans un premier temps par quelques missions anecdotiques, jusqu’à prendre la place de l’activité de conseil en portage salarial voire du mi-temps salarié. Pour cela, soit je peux créer une EI en Suisse afin d’avoir plus de légitimité pour m’adresser au marché suisse (cf. encart ci-dessous), soit je peux travailler en SASU voire une autre forme n’importe où en Europe si je veux séparer mon patrimoine et avoir une personne morale qui pourra servir de base pour la société de conseil.
Enfin, une fois le réseau développé et une activité reconnue et bien établie, en 3ème étape, pourquoi ne pas évoluer vers une société/cabinet de conseil spécialisé en apport d’affaires et mise en relation, avec plusieurs autres personnes spécialisées.
B) Une société de conseil spécialisée dans la mise en relation, pourquoi, comment ?
L’apporteur d’affaires, comme le présente cet article, « est une personne qui met en relation […] un potentiel client et une entreprise. Son but est que ces deux parties concluent un contrat pour l’achat d’un bien ou d’une prestation. »
Cela correspond à mon souhait de « pouvoir connecter les personnes et les secteurs d’activités, comme je le fais déjà ».
Je souhaite le faire « de manière plus structurée et avec l’aide d’une équipe », en assurant un rôle de coordination entre différents consultants associés qui auront chacun des compétences techniques fortes dans différents domaines.

Comme indiqué dans le cours, la SAS est idéale pour développer une activité en équipe, lorsque plusieurs consultants s’associent. C’est précisément ce que je souhaite.
(D’autre part, une SAS permet de maintenir une activité d’auto-entrepreneur à côté, du fait du statut d’assimilé-salarié, dussé-je maintenir une autre activité en parallèle)
Conclusion
Le cours de Conseil m’a aidé à enfin mieux comprendre le rôle d’un consultant, et à changer d’avis sur la profession. J’ai beaucoup apprécié de me sentir équipé à travers les méthodes présentées.
Je suis reconnaissant pour le cours et les perspectives qu’il m’a apporté.